TARMED und die liberale Schweiz
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TARMED et la Suisse libérale

La Suisse est le pays le plus libéral d’Europe. La liberté, la responsabilité, la modestie et le respect ont fait le succès de notre pays. L’architecture du système de santé est également conçue sur le modèle libéral. L’Etat exerce la surveillance, régule et règle les différends. Le jeu lui-même est entre les mains des partenaires tarifaires que sont les fournisseurs de prestations et les assureurs. Mais aujourd’hui, nous devons nous poser une question: peuvent-ils encore assumer cette responsabilité ou l’Etat doit-il user de sa compétence subsidiaire, avec les entraves que cela entraîne à leur liberté?

TARMED, la structure tarifaire pour les prestations ambulatoires, représente un volume financier annuel de plus de 11 milliards de francs, soit le montant dépensé pour le tunnel de base du Gothard, qualifié d’ouvrage du siècle! Le TARMED n’a jamais été adapté à l’évolution technique et médicale: de trop gros intérêts particuliers étaient menacés. Le résultat est là. Le TARMED est dépassé, les partenaires contractuels ne parviennent pas à s’entendre et le Conseil fédéral intervient.

Parfois, il me paraît illusoire de vouloir maîtriser les coûts tout en préservant le niveau de qualité du système. Et nous connaissons tous nos contradictions: en tant que patients, nous voulons tout, tout de suite et gratuitement, alors qu’en tant qu’assurés, nous souhaitons payer des primes basses. Le peuple a le droit d’être inconséquent, pas les partenaires contractuels. Entre 1996 et 2015, les prestations payées par assuré ont augmenté chaque année de 4,0% (en termes réels: 3,5%), ce qui est nettement plus que la hausse de la population ou des salaires nominaux.

H+, la FMH, curafutura, santésuisse et la CTM peinent à trouver des compromis. Ils sont le miroir d’une société polarisée qui ne valorise plus la politique de concordance dont l’efficacité est pourtant avérée. Au vu de l’évolution des coûts, on ne peut plus régler tous les problèmes avec davantage d’argent. Chacun d’entre nous doit faire un pas pour le bien de tous. Mais l’interrogation subsiste: y arriverons-nous et la Suisse est-elle toujours un pays libéral?

 

Ignazio Cassis, Conseiller national PLR et président de curafutura

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